Visite guidée exceptionnelle de l'exposition Lumières françaises
Le 05 décembre
A 15h, à l'église des Jacobins
Information
Le musée a fermé ses portes le dimanche 30 novembre 2025 pour une durée indéterminée. Le chantier de rénovation dont il va faire l'objet devrait débuter avant la fin de l'année 2026, des travaux de couverture sont également en cours.
Vous pourrez prochainement retrouver une partie des collections à l'église des Jacobins. Restez connecté.e.s, nous vous tiendrons informé.e.s via le site et nos réseaux sociaux !
Recherche
Les pages les plus consultées
Après « Goya, génie d’avant-garde. Le maître et son école », présentée en 2019-2020, le musée des Beaux-Arts d’Agen a invité le public à redécouvrir le faste du siècle des Lumières (1715-1789) en Agenais à travers une nouvelle exposition labellisée « Exposition d’intérêt national », organisée en partenariat avec le château de Versailles.
Au XVIIIe siècle, Agen et sa région ont connu une période de prospérité économique et culturelle, à laquelle l’exil agenais du duc d’Aiguillon a largement contribué. Ministre des Affaires étrangères du roi Louis XV et proche de Madame de Pompadour et de Madame Du Barry, le duc a joué un rôle majeur dans la vie culturelle locale. L’exposition a notamment mis en valeur la collection de peintures qu’il a constituée, aujourd’hui conservée au musée, et en particulier le Portrait de Madame Du Barry en Flore, peint par François-Hubert Drouais en 1773-1774, devenu une véritable icône du portrait féminin du XVIIIe siècle et régulièrement reproduit dans les biographies consacrées à la favorite royale.
Le parcours proposait d’explorer, sous un angle renouvelé, les bouleversements politiques, économiques et intellectuels du siècle des Lumières et leurs répercussions dans le Sud-Ouest, notamment à la suite de l’installation du duc d’Aiguillon sur ses terres. L’introduction de l’art de vivre de la cour de Versailles à Aiguillon et le développement du mécénat artistique étaient évoqués à travers les figures du duc et de son amie Madame Du Barry.
L’exposition mettait également en lumière le renouvellement architectural et urbanistique qui a marqué l’Agenais au XVIIIe siècle. Les recherches récentes ont montré combien cette période a été déterminante dans l’affirmation de l’identité du bâti local. La diffusion des idées des Lumières était aussi abordée, notamment à travers l’influence de Montesquieu (1689-1755) et la création, en 1776, de la Société académique d’Agen, dont nous célébrons le 250e anniversaire en 2026.
Grâce à des prêts prestigieux provenant de grandes institutions telles que le château de Versailles, le musée du Louvre ou encore la Bibliothèque nationale de France, l’exposition réunissait, dans l’écrin de l’église des Jacobins, plus de 270 œuvres. Une scénographie immersive permettait aux visiteurs de se plonger dans l’atmosphère de la cour et dans l’effervescence intellectuelle du siècle des Lumières. Ambitieuse et accessible, l’exposition proposait un parcours adapté aux familles et s’accompagnait d’un riche programme d’animations.
Le commissaire général de l’exposition, Adrien Enfedaque, conservateur du patrimoine au musée des Beaux-Arts d’Agen, s’est associé dans ce projet avec Lionel Arsac, conservateur du patrimoine en charge des sculptures au château de Versailles, Delphine Desbourdes, chargée de recherche au centre de recherche du château de Versailles, et Stéphane Capot, directeur des Archives départementales de Lot-et-Garonne.
Haut lieu du patrimoine mondial, inscrit à l’UNESCO depuis 1979, le château de Versailles est à la fois résidence royale, musée de l’histoire de France, voulu par Louis-Philippe et palais national où siège le Parlement en Congrès. Outre les trois demeures historiques que sont le Château, le Grand Trianon et le Petit Trianon, le domaine de Versailles comporte un grand jardin baroque dessiné par André Le Nôtre, avec ses bosquets et fontaines, les jardins de Trianon et le Hameau de Marie-Antoinette, un parc boisé situé de part et d’autre du Grand Canal, et enfin, depuis 2009, le domaine de Marly. D’une surface de plus de 800 hectares le Domaine accueille chaque année plus de 10 millions de visiteurs venus de France et du monde entier.
Véritable livre d’histoire de France du XVIIe siècle à nos jours, le château de Versailles est le symbole de l’art de vivre à la française, du goût et des savoir-faire d’excellence.
Les collections versaillaises sont riches de plus de 60 000 œuvres, réparties entre peintures, mobilier, livres anciens, dessins, sculptures, gravures, objets d’art et carrosses. Conserver, restaurer et valoriser ses collections sont l’un des principaux défis de l’Etablissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles.
Premier centre de recherche attaché à un musée, le Centre de recherche du château de Versailles a pour objet la recherche et la formation sur les lieux et expressions du pouvoir tels qu’ils sont représentés à Versailles et en Europe, principalement aux XVIIe et XVIIIe siècles. C’est dans cet esprit que le Centre s’intéresse particulièrement à la vie de la cour de France et à ses réseaux, qu’ils soient financiers, religieux ou encore politiques.
Comme son objet, la recherche au Centre se veut plurielle : fondamentale et comparatiste, mais aussi documentaire pour servir à l’alimentation de ses différentes productions, ou encore appliquée pour déboucher sur des réalisations concrètes.
Face à la dispersion des travaux, à la rareté des études comparatives, au cloisonnement institutionnel, thématique et géographique des spécialistes, le Centre de recherche ambitionne d’être un lieu de rencontre international et pluridisciplinaire, dans lequel se côtoient des chercheurs et des praticiens, et cherche à faire confluer les travaux concernant ses champs d’études, à susciter de nouvelles recherches et à en assurer la plus large diffusion.
Versailles et Aiguillon
Représentants de la haute aristocratie, liés à Richelieu et à Mazarin, les membres de la famille Vignerot du Plessis-Richelieu, duchesses et ducs d’Aiguillon, furent aux XVIIe et XVIIIe siècles très proches du pouvoir. Leurs liens avec Versailles furent particulièrement manifestes à partir du règne de Louis XV. Emmanuel-Armand, duc d’Aiguillon, y résida en sa qualité de Secrétaire d’État des Affaires étrangères, puis également de la Guerre, entre 1771 et 1774. Son fils Armand-Désiré lui succéda à la tête de la compagnie des Chevau-légers de la garde du roi avant d’embrasser les idées de la Révolution.
De par les collections royales ou celles transférées au XIXe siècle par Louis-Philippe, le musée national des châteaux de Versailles et de Trianon conserve de nombreuses œuvres qui permirent d'évoquer les différents seigneurs d’Aiguillon. Une dizaine d’œuvres furent présentées à l'église des Jacobins pour l’exposition, ce prêt exceptionnel s’inscrivant dans la volonté du château de Versailles de faire rayonner ses collections et d’en donner l’accès au plus grand nombre.
Chef-d’œuvre ayant appartenu à la première duchesse d’Aiguillon, le buste antique d’Alexandre le Grand intégra sous Louis XV les collections royales et orna le cabinet du Conseil à Versailles. Ensuite envoyé au musée du Louvre durant la Révolution, ce chef-d’œuvre fut déposé à Versailles au XXe siècle.
Plusieurs portraits peints et sculptés représentent des personnages historiques particulièrement liés à Emmanuel-Armand, duc d’Aiguillon, lorsqu’il séjournait à la Cour. C’est le cas, par exemple, du buste de Louis XV, sculpté par Étienne Gois en 1770, soit à l’apogée de la carrière d’Emmanuel-Armand qui profita de la disgrâce du duc de Choiseul, principal ministre de Louis XV (portrait peint par Louis Michel Van Loo). Au-delà du contexte politique, c’était aussi la vie plus personnelle du duc d’Aiguillon qui fut évoquée par le portrait de Madame Du Barry, peint par François-Hubert Drouais. Favorite de Louis XV, elle fut aussi l’amie fidèle du duc, chez qui elle trouva refuge à Rueil après la mort du souverain.
Il était donc tout naturel que le château de Versailles et son Centre de recherche s’associent à l’exposition, par le biais de la participation au commissariat scientifique de l’exposition de Lionel Arsac, conservateur du patrimoine au château de Versailles, et de Delphine Desbourdes, chargée de recherche au Centre de recherche du château de Versailles et spécialiste des ducs d’Aiguillon.
La Ville d'Agen et le musée remercient tous leurs partenaires :
Les partenaires institutionnels
Les mécènes et partenaires à ce jour
L’exposition “Lumières françaises. De la cour de Versailles à Aiguillon”, aura lieu à la cité scolaire Stendhal du 5 juin au 2 août 2026.
« Lumières françaises, de la cour de Versailles à Agen »
Dernière mise à jour : 10 mars 2026
Église des Jacobins
Rue Richard Cœur de Lion
47000
Agen
Le 05 décembre
A 15h, à l'église des Jacobins
Le 06 décembre
A 16h, à l'église des Jacobins