Arts et traditions d’Afrique, du profane au sacré

Redécouvrez Arts et traditions d’Afrique, du profane au sacré, une exposition qui s’est tenue du 7 mai au 15 novembre 2010 à l’Espace-Église des Jacobins.

Arts et traditions d’Afrique, du profane au sacré

« Si le fonds du musée des Beaux-Arts d’Agen, comme beaucoup d’autres musées, recèle quelques pièces d’art africain, elles ne pouvaient cependant justifier l’organisation d’une exposition d’une telle envergure. C’est bien la très grande générosité avec laquelle Catherine et Patrick Sargos ont proposé de nous prêter la presque totalité de leur exceptionnelle collection qui a été le déclencheur.

Originaires de la Région Aquitaine, ce couple de collectionneurs a entrepris de réunir, depuis plus de trente ans, des objets issus du continent africain, en restant très attentifs à leur qualité et à leur authenticité. Contrairement à d’autres collections dont les pièces ont été acquises pour leur seule beauté esthétique, le fil conducteur de ces collectionneurs a été celui de l’ethnologie ; ils ont souhaité comprendre le rôle de ces objets pour les peuples qui les ont conçus, fabriqués et utilisés.

L’art traditionnel africain a, en effet, toujours une fonction sociale, sacrée ou politique. Les objets – statues ou masques – sont associés à des cultes (invocation des ancêtres, des esprits ou des génies), à des rites (d’initiation, de fertilité, de funérailles) ou aux aspects occultes des sociétés secrètes (médecine, ordre social). Enfin, l’art de cour avec ses objets de prestige (éléments d’architecture, trônes, sièges, bijoux, etc.) cherche à symboliser, magnifier la puissance royale. » (Préface, Arts et traditions d’Afrique, du profane au sacré, Editions Hazan, 2010)

L’exposition Arts et tradition d’Afrique, du profane au sacré qui s’est tenue en 2010 en l’Espace-Église des Jacobins, a constitué un relais majeur de l’art africain traditionnel en France à un moment où les arts premiers intéressent un public de plus en plus large, notamment du fait de l’ouverture du musée du quai Branly (Paris), en 2006.

Catalogue de l’exposition disponible à l’accueil du musée : 30 €

Dernière mise à jour : 06 mai 2021

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