Karl-Jean Longuet et Simone Boisecq, de la sculpture à la cité rêvée

Redécouvrez Karl-Jean Longuet et Simone Boisecq, de la sculpture à la cité rêvée, une exposition qui s’est tenue du 25 juin au 21 novembre 2011 à l’Espace-Église des Jacobins.

Karl-Jean Longuet et Simone Boisecq, de la sculpture à la cité rêvée

« Très certainement, Karl-Jean Longuet (1904-1981) et Simone Boisecq (1922-2012), ce couple de sculpteurs à la recherche de cités rêvées, est redécouvert au bon moment, à une époque où nous avons besoin de comprendre et d’analyser l’évolution des hommes et des villes durant un XXe siècle porteur d’excès et de barbarie, mais aussi d’utopies et d’"art de ville".

Tous deux ont traversé ce siècle, ont vécu la guerre, toujours idéalistes et humanistes. Ainsi, Longuet s’est régulièrement engagé pour défendre les valeurs démocratiques : dès le Front populaire durant la montée des dictatures, pendant l’occupation et à la fin de sa vie, en 1981, en rendant hommage à Salvador Allende. Boisecq a recherché dans les interstices d’un monde en mutation le sens et les racines primitives des hommes par des œuvres dont la double dimension cosmique et universelle est indéniable.

Après 1945, leurs sculptures sont souvent représentatives des évolutions urbaines de la seconde moitié du XXe siècle, marquée par le renouveau et l’effervescence. Elles sont esthétiquement proches de nombreuses sculptures d’autres artistes sollicités dans le cadre de commandes publiques qui scandent toujours nos quartiers et qui ont parfois été délaissées. » (Préface, Karl-Jean Longuet et Simone Boisecq, de la sculpture à la cité rêvée, Editions Fage, 2011)

La visée de cette exposition, organisée en 2011 dans les villes d’Agen, Colmar, Limoges, Poitiers, et Reims était de conduire les citoyens à se réapproprier cet art urbain, à le regarder autrement, librement et spontanément, au-delà des murs clos des musées. L’art dans la ville entend contrebalancer la froideur des banlieues, l’extension effrénée des territoires, l’instabilité du monde. Ces sculptures, parfois monumentales, au cœur de grands ensembles, d’établissements scolaires ou encore de jardins publics constituent des repères incontournables et révèlent une dimension méconnue de la ville et de ce qui rassemble ses habitants.

Au musée d’Agen, l’acquisition de deux importantes sculptures de ce couple d’artistes majeurs, jusque-là peu représentés dans les collections publiques, a permis de compléter sa collection d’art moderne constituée autour de la figure tutélaire de Roger Bissière.

Catalogue de l’exposition disponible à l’accueil du musée : 30 €

Dernière mise à jour : 06 mai 2021

Cette page a-t-elle répondu à vos attentes ?